Mardi 1 décembre 2009
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17:16
Les inconditionnels de
Roger Taylor auront donc attendu quatre ans avant de pouvoir découvrir un nouvel essai studio de
leur héros. Electric Fire se devait à cet égard d’être un disque peaufiné et travaillé au millimètre. Sans surprise, les arrangements et les harmonies sont soignés et on le remarque dès la première
écoute. On décèle également que l’univers de Roger Taylor s’agrandit, comme le prouve l’orientalisant « People On Streets ». En comparant cet album avec son prédécesseur, on a le plaisir de
constater que la totalité des morceaux se démarquent les uns des autres. C’était d’ailleurs ce qui manquait au sympathique
Happiness?.
Electric Fire est donc plus vigoureux et plus accrocheur, avec quelques titres en acier trempé comme « A Nation Of Haircuts » et son riff dévastateur ou encore
« No More Fun », morceau de rock ultra-classique assez jouissif. Les chansons pop sont également nerveuses, c’est le cas de « Is It Me ? » qui est assez mélancolique et de « London Town – C’mon
Down », juxtaposition de deux compositions dont la seconde sert de break atmosphérique. C’est en tout cas dans ce registre que Roger Taylor excelle et ce n’est pas « Pressure On » qui nous fera
penser l’inverse. Ce titre - qui ouvre à merveille les hostilités - est tout à fait magnifique, les arpèges de guitare sèche répondant à la perfection à des accords électriques parfaitement
distillés. On est également surpris de la présence de la voix suave de Treana Morris qui se marie subtilement à celle de Roger Taylor.
Tout à fait similaire, « Where Are You Now » est nostalgique et élégant tandis que « Believe In Yourself » est une ballade presque langoureuse où le travail vocal est bien abouti. On appréciera
également « The Whisperers », titre agréable mais moins marquant tout comme « Surrender ». Le niveau global reste malgré cela très élevé et on atteint même de hautes sphères avec la reprise du
classique de John Lennon : « Working Class Hero ». Cette fausse ballade en mid-tempo est remarquablement interprétée par un Roger Taylor qui met à contribution sa belle voix éraillée. C’est sans
conteste la meilleure surprise de ce disque.
En bref,
Electric Fire s’affirme comme étant la plus belle réussite de Roger Taylor en solo. Il prouve une nouvelle fois ses qualités de musicien (il joue de
tout !), de chanteur et de compositeur. L’aspect très libre de ce disque est également appréciable, même si Roger Taylor peut largement se permettre de se laisser guider par ses envies et ses
inspirations. Il ne joue pas sa carrière, il ne fait que l’étoffer. Avec classe…
Par ANTHEVA
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Publié dans : ROGER TAYLOR
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